Association Française de Parents d’Enfants et d’Adultes en Difficulté d’Apprentissage du langage écrit et oral

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Les dyslexiques et l’orientation Conférence du 10 Juin 2016

jeudi 26 janvier 2017, par Apeda Dys Paris

Les antennes APEDA de Paris et de la région Ile de France ont organisé une conférence, vendredi 10 juin à Paris 13°, sur un thème qui préoccupe beaucoup de parents et d’adolescents : L’orientation.

A cette occasion, des professionnels de cette thématique ont gracieusement accepté notre invitation.

Le sujet a été abordé sous trois angles :

  • La présentation des différentes filières qui s’offrent à nos adolescents en fin de troisième, présenté par Joëlle MEZZA, du Réseau Orientation Handicap de l’académie de Paris ;
  • Un tour d’horizon de l’apprentissage en lycée professionnel et CFA (centre de formation des apprentis) présenté par Hélène OURSIN en sa qualité de Chargée de mission du service accompagnement, Direction de l’apprentissage et de l’emploi de la Région Ile de France ;
  • une approche de l’orientation au regard d’une meilleure connaissance de soi , présentée par Véronique AURIOL, coach spécialiste du MBTI

Joëlle MEZZA a tout d’abord présenté le réseau Handicap de l’académie qui est implanté sur trois sites au sein de centres d’information et d’orientation et composé de 4 conseillers(es) d’orientation-psychologues. Ce réseau est au service des jeunes malades ou en situation de handicap et des familles domiciliés à Paris. La mission essentielle du réseau est d’accompagner les jeunes dans l’élaboration de leur projet d’orientation scolaire et professionnelle. Ensuite, Joëlle MEZZA commente les deux schémas d’étude possible après le collège selon la voie empruntée : la filière générale et technologique ou la voie professionnelle et prolonge l’analyse en s’attachant à décrire les BAC les plus prisés par les jeunes actuellement.

Ensuite, Hélène OURSIN intervient pour apporter des éclaircissements sur l’apprentissage et la manière dont il se déroule en région Ile de France. L’apprentissage concerne tous les jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent obtenir une qualification professionnelle comportant une formation générale, théorique et pratique permettant d’obtenir un diplôme. L’apprenti, doté d’un contrat d’apprentissage, travaille en alternance entre une entreprise qui l’embauche et le Centre de formation des apprentis (CFA) qui lui délivre des cours théoriques et pratiques. La Région intervient sur plusieurs terrains notamment la carte des formations, le financement des CFA et la convention portant création du CFA avec la région. Les CFA sont très nombreux, de l’ordre de 150 CFA en Ile de France sur près de 800 sites. Les apprentis sont présents à tous les niveaux d’étude : du CAP au BAC+5 et diplômes d’ingénieur. Les 5 grands secteurs qui recrutent le plus sont les métiers du WEB, la métallurgie, la bâtiment, le transport-logistique et la restauration –hôtellerie. Les jeunes en situation de handicap ont également la possibilité d’aménager le contrat d’apprentissage notamment en terme de durée de formation et d’aménagements aux examens. Hélène OURSIN souligne que la région a décrété grande cause régionale l’accès des personnes en situation de handicap à l’apprentissage et donc à l’emploi. Ainsi, la DIRRECTE et les rectorats franciliens co-pilotent l’expérimentation d’ une convention régionale d’insertion professionnelle des « jeunes handicapés » afin de développer des passerelles entre la fin de la formation et l’accès au marché du travail.

Véronique AURIOL va ensuite insister, dans le cadre de sa présentation, sur la nécessaire connaissance de soi qui permet d’élaborer un projet professionnel réussi. Les entretiens pratiqués de cadre du MBTI vont cibler le comportement de l’individu face à certaines situations. Il est en effet apparu que chaque individu possède des préférences comportementales, apparaît malhabile ou stressé sous contrainte et améliore son savoir être au fil de la vie. A l’issue des tests, il sera possible de cerner le profil psychologique d’un individu, déterminer les points forts sur lesquels il pourra s’appuyer pour acquérir l’estime de soi et par conséquent, privilégier une orientation professionnelle correspondant à ses préférences comportementales.

Les participants ont pu poser des questions notamment sur les passerelles possibles entre les voies générales/technologiques et la filière professionnelle. Barnabé, un jeune dyslexique présent, est intervenu sur ce point en confirmant qu’il est possible, si le jeune est motivé, d’intégrer une filière professionnelle puis, à la suite d’un BTS (qui regroupe déjà des élèves des deux filières), intégrer un cursus long en intégrant une école supérieure (au cas particulier, une école d’ingénieur avec étude en alternance).